Par : Prof. Alain ALISA JOB SAMBOKERA

a. BIOGRAPHIE DE L’AUTEUR
Alain ALISA JOB est Docteur en Pédagogie et Didactique des Disciplines,
orientation Gouvernance électorale et sécuritaire à l’UPN. Officier Supérieur de la Police Nationale Congolaise au grade de Commissaire Supérieur principal et Professeur d’Universités de la Région. Actuellement il assume plusieurs fonctions au vu de ses performances et de ses expériences Ancien chef de section sécurité et ordre public au cabinet du gouverneur militaire. Commissaire
provincial en charge de la police Judiciaire au nord Kivu ; Conseiller Stratégique et de Coopération à la coordination nationale de la Reserve Armée et de Défense en RDC. En sa qualité de professeur, soulignons qu’il est le Vice-Recteur et Promoteur de l’Université des Martyrs du Congo en charge de la recherche.
I. INTRODUCTION
La question de la nationalité en République Démocratique du Congo (RDC) est complexe et revêt une importance socio-politique majeure. La Constitution en vigueur, promulguée en 2006, ainsi que la loi n°04/024 du 12 novembre 2004 relative à la nationalité congolaise, sont les principaux textes régissant cette question.
Cette loi distingue deux types de nationalité : la nationalité congolaise d’origine et la nationalité congolaise d’acquisition. La nationalité d’origine est attribuée aux personnes nées de parents congolais ou celles qui peuvent prouver leur appartenance à une communauté ethnique présente sur le territoire avant 1885[1].
La question de la double nationalité est également un sujet de débat. Actuellement, la législation congolaise ne reconnaît pas la double nationalité, ce qui signifie qu’un Congolais qui acquiert une autre nationalité perd automatiquement sa nationalité congolaise. Cette restriction a des conséquences significatives, notamment pour les membres de la diaspora congolaise qui souhaitent contribuer au développement du pays tout en conservant leur nationalité d’adoption.
Cette problématique de la nationalité est souvent au cœur des tensions politiques et sociales, car elle touche à des questions d’identité, d’appartenance et d’accès aux ressources. Les tensions politiques et sociales en République Démocratique du Congo (RDC) sont effectivement exacerbées par des questions de nationalité et d’identité2.
II. CONTEXTE HISTORIQUE ET POLITIQUE
La nationalité congolaise a souvent été au cœur des débats politiques, notamment en raison des conflits dans l’Est du pays. La loi de 2004 a été adoptée pour répondre aux revendications de certaines populations et pour tenter de créer une union nationale en éliminant les inégalités et la marginalisation[2].
a) Aspects Juridiques
La Constitution de 2006 stipule que la nationalité congolaise est une et exclusive. Cela signifie qu’un citoyen congolais ne peut pas posséder une autre nationalité. Cette disposition vise à renforcer l’identité nationale et à éviter les conflits de loyauté[3].
b) Problèmes et Défis
Malgré les intentions initiales, la loi sur la nationalité a généré plusieurs problèmes. Des contradictions entre certains articles rendent la loi difficile à comprendre et à appliquer. De plus, la loi seule ne suffit pas à harmoniser les rapports entre citoyens sans un suivi adéquat et la création de structures d’encadrement.
c) Perspectives
Pour améliorer la situation, il serait nécessaire de réviser la loi pour éliminer les contradictions et de mettre en place des mécanismes de suivi et d’encadrement. Une meilleure compréhension et application de la loi pourraient contribuer à une plus grande cohésion sociale et politique en RDC.
d) Renforcer le sens du patriotisme
L’idée peut être analysée dans le contexte actuel du pays, en insistant sur l’importance de l’unité nationale face aux défis extérieurs, comme la balkanisation, tout en soulignant la nécessité d’une opposition constructive dans un système démocratique. Des manifestations citoyennes pour dire non à la balkanisation, peuvent renforcer de liens du patriotisme.
III. LES FACTEURS QUI CONTRIBUENT A LA POLEMIQUE DE LA QUESTION SUR LA NATIONALITE
Après analyse, nous nous sommes rendus compte que les facteurs qui engendre les tensions sur la question de nationalité sont nombreux, dont voici les plus visibles:
- Élections et Gouvernance : chaque fois que La RDC se prépare pour des élections générales, la question de la nationalité intensifie les débats politiques et les tensions sociales.
Les questions de nationalité sont souvent utilisées comme des outils politiques pour discréditer des adversaires ou mobiliser des soutiens.
- Conflits dans l’Est : La région de l’Est de la RDC est particulièrement touchée par des conflits armés, où des groupes rebelles exploitent les tensions ethniques et les questions de nationalité pour justifier leurs actions.
- Inégalités et Marginalisation : Les inégalités socio-économiques et politiques aggravent les tensions. Certaines communautés se sentent marginalisées et exclues des processus décisionnels, ce qui alimente les ressentiments. Ces inégalités se manifestent par des disparités dans l’accès aux ressources, à l’éducation, aux soins de santé et aux opportunités économiques. Elles sont souvent exacerbées par des dynamiques politiques complexes et des conflits de pouvoir[4].
Les inégalités économiques, par exemple, créent un fossé entre les riches et les pauvres, ce qui peut engendrer des frustrations et des ressentiments au sein de la population. Sur le plan politique, l’exclusion de certains groupes ethniques ou régionaux des processus décisionnels peut également alimenter les tensions.
Ces inégalités ont des conséquences profondes sur la stabilité sociale et politique du pays. Elles peuvent mener à des conflits violents, à une érosion de la confiance envers les institutions et à une augmentation de l’insécurité. Pour atténuer ces tensions, il est crucial de promouvoir des politiques inclusives et équitables qui visent à réduire les disparités et à renforcer la cohésion sociale[5].
- Rôle des Acteurs Internationaux : Les allégations d’ingérence étrangère et les dissensions au sein de la classe dirigeante ajoutent une couche supplémentaire de complexité aux tensions existantes.
Ces tensions sont un défi majeur pour la stabilité et le développement de la RDC. La communauté internationale, ainsi que les acteurs locaux, doivent travailler ensemble pour promouvoir une gouvernance inclusive et transparente, et pour résoudre les conflits de manière pacifique.
IV. POURQUOI LES CONGOLAIS SE SENTENT-ILS MENACES ?
La République Démocratique du Congo (RDC) est convoitée par ses voisins pour plusieurs raisons, principalement liées à ses richesses naturelles abondantes et à sa position géostratégique. Nous l’avons dit, et nous ne cesserons de le dire.
- Ressources naturelles : La RDC possède des ressources minérales considérables, notamment du coltan, de la cassitérite, du tungstène, de l’or, et des diamants. Ces ressources sont essentielles pour diverses industries, notamment l’électronique et la joaillerie. L’exploitation illégale de ces ressources par des groupes armés et des réseaux transfrontaliers est une source de conflit et de convoitise.
- Instabilité politique et sécuritaire : Depuis son indépendance en 1960, la RDC a connu des périodes prolongées d’instabilité politique et de conflits armés, en particulier dans l’est du pays. Cette instabilité rend difficile le contrôle des ressources par le gouvernement central, facilitant ainsi leur exploitation par des acteurs étrangers et des groupes armés.
- Influence régionale : Certains pays voisins, comme le Rwanda et l’Ouganda, sont impliqués dans les conflits en RDC, souvent sous prétexte de sécuriser leurs frontières ou de protéger certaines populations jugée minoritaire. Cependant, ces interventions sont souvent motivées par des intérêts économiques, notamment l’accès aux ressources minières[6].
- Faiblesse de l’État : La faiblesse des institutions étatiques en RDC permet à des acteurs étrangers de s’ingérer plus facilement dans les affaires internes du pays. Cette situation est exacerbée par la corruption et la mauvaise gouvernance, qui facilitent le pillage des ressources naturelles.
Ces facteurs combinés font de la RDC une cible de convoitise pour ses voisins, qui cherchent à tirer profit de ses richesses naturelles et de sa position stratégique.
V. LA CARTE D’IDENTITE UN DEFI MAJEUR EN RDC
Le manque de carte d’identité en République Démocratique du Congo (RDC) est effectivement un défi majeur. Depuis près de 40 ans, les citoyens congolais n’ont pas eu accès à une carte d’identité nationale officielle. Ce document est essentiel pour prouver son identité et sa nationalité dans de nombreuses situations, telles que l’ouverture d’un compte bancaire, la réservation de billets de voyage, et l’accès à des services publics8.
Plusieurs facteurs expliquent cette situation, notamment les crises sécuritaires et les conflits armés qui ont perturbé les processus de recensement et d’identification de la population. Le dernier recensement général de la population en RDC date de 19849.
Depuis, les citoyens ont dû utiliser d’autres documents comme la carte d’électeur, le permis de conduire, ou des cartes professionnelles et scolaires pour prouver leur identité.
Des initiatives ont été lancées pour remédier à ce problème, mais elles n’ont pas encore porté leurs fruits. Par exemple, l’ex–président Joseph Kabila avait créé l’Office national pour l’identification de la population, mais cet organisme n’a jamais eu les moyens nécessaires pour fonctionner efficacement10.
Cette situation pose de nombreux problèmes, notamment en termes de sécurité et de droits civiques. Sans carte d’identité, il est difficile pour les citoyens de participer pleinement à la vie économique et sociale du pays.
VI. DES VOIX SE LAISSENT ENTENDRE : QUI EST CONGOLAIS ET QUI NE L’EST PAS
La question de la nationalité en République Démocratique du Congo (RDC) est effectivement un sujet complexe et sensible. L’opposition critique souvent le manque de clarté et de transparence dans l’identification des citoyens congolais, ce qui alimente des débats sur qui est réellement congolais11.
Les problèmes d’identification sont exacerbés par des défis logistiques et administratifs, rendant difficile la mise en place d’un système d’enregistrement fiable. Cette situation crée des tensions politiques, surtout en période électorale, où des accusations de fraude et de manipulation des listes électorales sont fréquentes.
VII. OPPOSITION OU CONTRE POSITION DU GOUVERNEMENT
Dans un pays démocratique comme la République Démocratique du Congo
(RDC), l’opposition joue un rôle crucial. Elle sert à maintenir l’équilibre du
pouvoir et à représenter les voies alternatives à celles du gouvernement. Cependant, il est essentiel que l’opposition ne soit pas perçue comme une opposition contre la nation elle-même, mais contre le régime en place. Le Congo au Congolais signifie que, malgré les divergences politiques, tous les citoyens, qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition, partagent une responsabilité commune : défendre l’intégrité du territoire et les intérêts nationaux.
La défense de l’intégrité du territoire et des intérêts nationaux est une responsabilité partagée par tous les citoyens, indépendamment de leurs affiliations politiques. Cette idée rappelle les principes fondamentaux énoncés dans des documents historiques comme la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, qui souligne l’importance des droits et devoirs de chaque citoyen pour le bien commun12.
VIII. QUELQUES RECOMMANDATIONS AU GOUVERNEMENT COMME A L’OPPOSITION
Pour que les citoyens collaborent efficacement et atteignent un objectif commun, plusieurs stratégies peuvent être mises en place :
- Communication ouverte : Encourager des dialogues transparents et honnêtes où chacun peut exprimer ses idées et préoccupations.
- Éducation et sensibilisation : Informer les citoyens sur les enjeux et les objectifs à atteindre pour qu’ils comprennent l’importance de leur participation.
- Participation active : Créer des plateformes où les citoyens peuvent s’impliquer directement, comme des forums communautaires ou des groupes de travail.
- Leadership inclusif : Avoir des leaders qui écoutent et intègrent les opinions de tous les membres de la communauté.
- Ressources et soutien : Fournir les outils et les ressources nécessaires pour que chacun puisse contribuer efficacement.
- Reconnaissance et encouragement : Valoriser les contributions de chacun pour maintenir la motivation et l’engagement.
Il est normal d’avoir des différences idéologiques dans une démocratie. Les opposants doivent être conscients qu’ils ne doivent pas affaiblir le pays en s’opposant aux initiatives visant à protéger la souveraineté nationale. Le patriotisme et la défense de l’intégrité territoriale doivent primer lorsque le Congo fait face à des menaces extérieures.
IX. UNITE FACE AUX MENACES DE BALKANISATION
La menace de balkanisation en République Démocratique du Congo (RDC) est une préoccupation majeure. L’histoire récente de la RDC montre que des puissances extérieures ou des intérêts étrangers ont parfois tenté de déstabiliser le pays pour exploiter ses ressources ou provoquer sa division. Dans ces moments critiques, la notion du * »Congo au Congolais »* prend tout son sens : le pays appartient à son peuple, et ce peuple doit s’unir pour protéger son intégrité.
Le Congo a été, à plusieurs reprises, confronté à des conflits armés, souvent alimentés par des ingérences extérieures. La RDC est souvent convoitée pour ses richesses naturelles, et ces convoitises peuvent donner lieu à des tentatives de balkanisation. Il est impératif que les *hommes au pouvoir* et les *opposants politiques* se mettent ensemble pour défendre la nation contre de telles agressions.
Ces guerres ont montré que lorsque le pays est divisé politiquement, il est plus vulnérable aux interférences extérieures. Si, au contraire, le Congo montre une façade unie – où l’opposition et le gouvernement parlent d’une même voix – il devient beaucoup plus difficile pour les acteurs extérieurs de réussir dans leurs plans de déstabilisation.
Voici quelques mesures proposées pour y faire face :
- Cohésion nationale : Il est crucial de renforcer l’unité nationale. Les leaders politiques et communautaires doivent promouvoir la réconciliation et la solidarité entre les différentes communautés1.
- Renforcement de l’armée : La restructuration et le renforcement des capacités de l’armée congolaise (FARDC) sont essentiels. Cela inclut une meilleure formation, des équipements adéquats et un soutien social pour les militaires13.
- Réformes institutionnelles : Des réformes au sein de l’armée, de la police et des services de sécurité sont nécessaires pour améliorer leur efficacité et leur intégrité.
- Décentralisation efficace : Repenser la décentralisation pour donner plus d’autonomie financière et fiscale aux provinces peut aider à prévenir la balkanisation en renforçant la gouvernance locale.
- Prise de conscience collective : Sensibiliser la population et les acteurs politiques sur les dangers de la balkanisation et encourager une prise de conscience collective pour protéger l’intégrité territoriale du pays14.
Ces mesures, combinées à une volonté politique forte et à la participation active de la société civile, peuvent aider à contrer les menaces de balkanisation en RDC.
X. ÉDUCATION, ÉGLISES, ET UNIVERSITES : VECTEURS DE L’UNITE EN RDC
L’une des façons les plus efficaces de renforcer cette unité est à travers les institutions nationales telles que les écoles, les universités, et les églises. Ces lieux sont des espaces où les enfants des opposants et ceux des dirigeants suivent les mêmes formations. Ils sont donc des plateformes idéales pour inculquer une idéologie nationale basée sur l’unité, la résilience, et le patriotisme.
L’éducation nationale peut être utilisée pour promouvoir des valeurs communes et une compréhension partagée de ce que signifie être Congolais. Le patriotisme, le sens de la défense nationale, et la résilience doivent être inculqués dès le plus jeune âge, que ce soit dans les écoles primaires ou dans les universités. De cette manière, une génération de citoyens dévoués à la défense de l’intégrité territoriale et des intérêts nationaux peut être formée.
a) Rôle des Églises et des Universités dans la Formation d’une Doctrine Nationale
Les églises et les universités congolaises jouent également un rôle crucial dans la diffusion de cette idéologie patriotique. Les églises, avec leur capacité d’influence sur la société, peuvent promouvoir des messages de paix, de réconciliation, et d’unité nationale, surtout dans des périodes de tension ou de crise.
Les universités, quant à elles, forment l’élite intellectuelle et politique du pays. Elles peuvent créer et promouvoir une doctrine nationale qui ne soit pas simplement politique, mais qui reflète les valeurs profondes de la défense de l’intégrité du territoire, de la solidarité nationale, et de la résistance face aux influences étrangères.
XI. CONCLUSION
Le Congo au Congolais symbolise une idée simple mais puissante : la RDC appartient à son peuple, et qu’il est du devoir de chaque Congolais, qu’il soit au pouvoir ou dans l’opposition, de défendre cette nation contre toute tentative d’agression ou de balkanisation. La pluralité politique ne doit pas affaiblir le pays, mais au contraire, renforcer son unité face aux menaces externes. Parallèlement, l’éducation et les institutions comme les églises et les universités jouent un rôle essentiel pour inculquer cette idéologie patriotique. Un Congo uni est la meilleure garantie pour assurer sa survie et sa prospérité.
En cette période de crises multiples en République Démocratique du Congo, il est impérieux d’appeler les dirigeants et les opposants à s’unir pour surmonter la situation actuelle. Le peuple congolais est confronté à des défis sécuritaires, économiques, et psychologiques qui affectent l’ensemble du pays. Cette souffrance collective ne peut plus être ignorée.
Il est crucial que l’opposition et les dirigeants en place ne se concentrent pas sur le partage des postes politiques, mais plutôt sur la sauvegarde de la nation. La situation actuelle demande une mobilisation nationale de tous, quel que soit leur camp, doivent travailler ensemble pour rétablir la paix et la sécurité. Il s’agit de répondre à une urgence nationale qui dépasse les intérêts partisans et exige une vision commune pour sortir de l’impasse.
Cet appel doit être perçu non comme une invitation à une collaboration politique, mais comme une nécessité pour sauver un peuple qui souffre psychologiquement et socialement de l’instabilité continue. Les solutions collectives doivent se concentrer sur la résilience, le patriotisme, et la défense des intérêts du Congo contre les menaces internes et externes.
Ensemble, les leaders de la RDC peuvent restaurer la dignité et l’espoir du peuple. Unir leurs efforts, non pour des intérêts personnels ou partisans, mais pour le bien-être collectif et la protection du territoire, doit être l’objectif central dans cette période critique.
BIBLIOGRAPHIE
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VITÉ S., « Typologie des conflits armés en droit international humanitaire : concepts juridiques et réalité », in International Review of the Red Cross, vol. 91, n°873, mars 2009.
XÉNOPHON, L’Anabase (Traduction de M. Talbot), Troisième livre, Paris, Librairie Hachette, 1889.
Par : Prof. Alain ALISA JOB SAMBOKERA
[1] https://actualite.cd/2021/07/12/rdc-questions-sur-la-nationalite-congolaise-dorigine-par-maitre-jacques-bhangi 2 Idem,
[2] http://criged-isc.org/pdfFile/4_art4.pdf
[3] Idem,
[4] https://www.undp.org/fr/drcongo/publications/inegalites-politiques-socio-economiques-et-edification-de-lanation/etat-en-republique-democratique-du-congo.
[5] https://www.un.org/fr/un75/inequality-bridging-divide
[6] https://www.undp.org/fr/drcongo/publications/inegalites-politiques-socio-economiques-et-edification-de-lanation/etat-en-republique-democratique-du-congo 8 https://www.bbc.com/afrique/articles/cy633p6ezq1o 9 Idem,
