Par Prof. ALISA JOB SAMBOKERA Alain, CT MIRIMBA LUKENO Faustin, Ass MUCHIMA ATAKENA Jackson, Ass MUCHIMA ATAKENA Jackson, Ass MUCHIMA ATAKENA Jackson, Ass KYANGA AMISI Karlos et Ass BALUME Christian Tous des Enseignants de l’Université des Martyrs du Congo

RḖSUMḖ
La présente recherche concerne la « recrudescence sécuritaire ». Elle aborde les aspects liés à la protection des personnes et de leurs biens dans l’aspect d’intérêt général. La sécu, malgré les ennemies de la paix et de la souveraineté Etatiquefet, quelles sont les causes profondes, les acteurs et pistes afin d’éradiquer temps soit peu l’insécurité dans la ville de Goma. Ainsi, les différentes logiques de l’insécurité, la guerre imposée par le Rwanda, l’existence parallèle des Wazalendu, les controverses dans la gestion de l’état de siège, seraient les causes profondes de l’insécurité à Goma. Par ailleurs, les querelles familiales, les conflits fonciers et politiques, les dettes impayées, la non motivation à titre financiers et alimentaire aux WAZALENDO dont le manque du patriotisme de certains congolais dont les faiblesses de services de renseignements peuvent être à la base des enlèvements et agissements terroristes sur la population de Goma. La population de Goma ne peut plus se divertir comme tous citoyen de la RDC après 17h ce qui constitut un manque à gagner pour cette dernière pour elle, pour la province et pour la République Démocratique du Congo.
Mots clés : Récrudecense, Insécurité, Forces négatives.
- INTRODUCTION
L’insécurité est un phénomène qui date de long temps à travers le monde. Elle est au cœur des débats publics depuis les années 1990 en raison de sa croissance. Dans le contexte marqué par l’augmentation des assassinats, de la délinquance, du traumatisme, le sentiment est grand pour l’auto-prise charge. Plusieurs Etats en Afrique, surtout ceux de la région de Grands-Lacs en sont victimes.
En RDC, le phénomène « insécurité » est de plus observé dans plusieurs contrées. C’est ainsi qu’à Kinshasa on parle des « KULUNA, à Goma les MAIBOBO, SHEGE, JUWA-KALI et d’autres infiltrés dans les Wazalendo. C’est dans ce cadre que NEIL DAVIE montre que « le sort du délinquant n’était pas forcément d’être élevé, dès ses premiers jours, dans une étendue sur peuplé, mais probablement dans un lieu aussi malsain, dans un milieu imbibé de saleté, de violence et de vice milieu qui émousse toute conscience morale, toute pensée et tout sentiment » (http//rhei.renies.org).
En effet, nous voulons savoir les causes profondes, les acteurs directe et indirecte dans le mode opératoire, les pistes pour éradiquer cette insécurité dans la ville de Goma ?
Nous partons des hypothèses selon lesquelles les différentes logiques de l’insécurité, la résurgence des hostilités des guerres imposées par le Rwanda, l’existence parallèle de groupes des Wazalendu, les controverses dans la gestion de l’état de siège, le manque d’un plan et matériels modernes telque les sirènes de sécurité, le non contrôle des réseaux sociaux seraient les causes profondes de l’insécurité à Goma.
Par ailleurs, les querelles familiales, les conflits fonciers et politiques, les dettes impayées, la non motivation à titre financiers et alimentaire aux WAZALENDO, le manque du patriotisme de certains congolais, les faiblesses de services de renseignements peuvent être à la base des enlèvements et agissements terroristes sur la population de Goma.
La défaillance de l’Etat qui encourage le pouvoir paroissiale est à la base des différentes guerres à répétition, dont la non action des acteurs directement impliqué. Le banditisme a un impact négatif sur la sécurité, l’économie et le social à travers le monde ; De façon logique, c’est l’Etat, en tant que structure d’organisation, de régulation, de contrôle et d’arbitrage dans la société qui est mis en épreuve, lorsque la sécurité est décriée par l’ensemble de sa population comme s’en est le cas à Goma.
L’instabilité politique en RDC etant caractérisée par la lutte et les trahisons du pouvoir, les élections contestées, les tensions entre acteurs politiques créent un climat d’insécurité et se traduire par des violences et troubles des organisations de la société civile à l’Est de la République Démocratique du Congo. Cette situation n’épargne personne dans son impact. Pourtant, en cas de contestations de l’autorité de l’Etat par ses citoyens, ce dernier a la légitime défense de rétablir en urgence les menaces dues à l’insécurité, tel qu’à Goma au Nord-Kivu qui, cherchent à s’échapper de son contrôle depuis le début de la troisième république.
En tout état de cause, l’insécurité à Goma est le produit de la défaillance du patriotisme, du nationalisme qui menacent la souveraineté de l’Etat Congolais depuis des décennies.
Par ailleurs, la sécurité est un élément important pour l’homme dès sa naissance, car ce dernier veut vivre dans la quiétude afin d’aboutir à un très bon résultat dans toutes ses démarches sociales. De celle-ci, le citoyen congolais reste influent dans le pays car considérer comme son milieu naturel à défendre à tout prix. C’est pour cette raison qu’il influence les gouvernants en vue de trouver des solutions durables à l’insécurité.
Sans sécurité, l’homme reste défavorable et malheureux dans tous et de tout le temps. Etant à la recherche d’une vie sans tuerie, tracasserie de tout genre, l’homme veut toujours débloquer les obstacles pouvant le mettre en péril et/ou en danger comme par exemple les maladies, la famine, les accidents, les conflits, les guerres, les vols, les viols, les tueries, etc.
II. METHODOLOGIE
Pour aboutir aux résultants de la présente recherche, nous avons utilisé la théorie de l’acteur stratégique[1] qui a été élaborée par Michel Crozier et Erhard Friedberg au cours des années 1970. Il s’agit d’une théorie centrale en sociologie des organisations, développé au sein de l’analyse stratégique. Elle part du constat suivant ; étant donné qu’on ne peut considérer que le jeu des acteurs soit déterminé par la cohérence du système dans lequel ils s’insèrent, ou par les contraintes environnementales, on doit chercher en priorité à comprendre comment se construisent les actions collectives à partir du comportement et d’intérêts individuels parfois contradictoires.
Au lieu de rallier la structure organisationnelle à un ensemble de facteurs externes, cette théorie essaie donc de l’appréhender comme une élaboration humaine, un système d’actions concrètes. Elle réjouit donc les démarches qui analyse les causes en partant de l’individu pour aboutir à la structure (individualisme méthodologique) et non de la structure à l’individu (structuralisme).
L’échantillonnage à choix résonné a été appliqué à la présente recherche car il permet au chercheur selon les études de Jean-Marie KETELE et al. cité par AHADI SENGE MILEMBA P (2015, p.31) de « choisir lui-même les unités à interrogées, selon quelles sont, à son avis, les personnes susceptible de fournir les données dont on analyse le degré de pertinence, des validités et de fiabilité en regard des objectifs du recueil d’information [2]».
De ce fait, nous nous sommes entretenus avec 30 sujets sélectionnés parmi les cadres de l’université de Martyrs du Congo. Concernant les techniques, nous avons procédé à l’observation libre des événements de l’insécurité à Goma. La documentation dans la consultation des ouvrages et sites d’internet nous ont aidés.
En rapport avec la recrudescence sécuritaire, nous avons circonscrit cette étude de la période allant de 2023 à 2024, considérée comme moment de fortes insécurités, caractériser par des tueries, assassinat et Kidnapping à Goma au Nord-Kivu, sous l’état de siège. Les militaires et policiers dont le Wazalendo, la population de Goma, les autorités sont directement engagés dans la recherche de la sécurité.
La présente recherche s’articule autour de trois points importants, entre autre l’introduction, la méthodologie et la conclusion en passant par les résultats.
- RESULTATS
Une brève genèse et enjeux de sécuritaire (III.1) à travers laquelle, nous avons présenté la géopolitique régionale, la ville de Goma comme arène de lutte sans merci, l’insécurité à la logique de guerre, de survie, d’exclusion politique et enfin l’insécurité à la logique du phénomène 40 voleurs. Les auteurs et causes de l’insécurité (III.2) nous a permis de classifier ces derniers en deux catégories. Il s’agit les auteurs direct et indirect. Les causes directes de l’insécurité nous ont permis de relever le défi de la sécurité (III.3).
III.1 BREVE GENESE ET ENJEUX DE SECURITAIRE
La province du Nord-Kivu, créée en 1987 comme province test pour une nouvelle expérience politique de la décentralisation[1]. Cette décision fut mal accueillie[2] par certains politiciens qui ne voulaient pas perdre l’une des régions, la plus riche et génératrice de revenus. Faute d’avoir fait obstruction à ce recouvrement de l’autonomie, le Nord-Kivu en assai de contrecœur et de contre poids politique poussera à la lutte de classe tant sur le plan national qu’international jusqu’à ces jours.
III .1.1 La géopolitique régionale
Le Nord-Kivu fut pris tôt dans le piège de la géopolitique nationale et régionale. Il en subissait et en subit des coups dure et contre-coups. Il y a influence à ce double niveau par sa dynamique interne de sa population à la reconstruction. Des conflits naissent et de stratégies perspectives dans les différents camps des antagonistes semblent décrier.
Depuis 1990, après la Conférence Nationale Souveraine, les enjeux de la plus longue transition à travers le monde jusqu’à la troisième république de la RDC, le Nord-Kivu est toujours au croisée des chemins sécuritaires.
Le vent du changement qui soufflait du dehors comme du dedans, exigeait des réformes sécuritaires profondes, à défaut d’une véritable révolution populaire, telque la situation vécu à ces jours. La voie choisie pour opérer ces réformes est le patriotisme, le nationalisme de ses citoyens. L’un des effets néfastes est le déclenchement des affrontements violents à l’intérieur du Nord-Kivu à plusieurs reprises (en 1991, 1994, 1996, 1998, 2004, 2008, 2012 et 2022). Ces périodes sont caractérisées par des libérations dont le troisième envahissement de la RDC par le RWANDA. Les FPR profitant d’une alliance militaire et politique dans l’ombre pour s’enrichir à travers les ressources naturelles de la RDC pendant les guerres.
Dans ce cas, les guerres de 1996, 1998 et 2004 faisait passée les violences à une vitesse de croisière dans une période de vide politique en RDC. Mobutu qui, depuis quelques années, s’était replié dans son village natal de Gbadolite, s’est vu dépouillait de son pouvoir en 1997. En 2001, le pouvoir s’est retrouvé dans la rue ou entre les mains du fils d’intérêts qui gravitaient autour de lui pendant toutes les années de vaches grasses. L’Alliance des Forces Démocratique pour la Libération du Congo a était pointé du doigt des malheurs Congolais jusqu’à ces jours pour avoir signé des accords militaires avec le Rwanda.
III.1.2 Goma : l’Arène des luttes sans merci
Envisagée sous le statut de siège des institutions provinciales acquises depuis 1987, réputée longtemps ville-miroir à cause de sa prospérité et de son aspect touristique, Goma est à ces jours une Ville fantôme, ou la vie humaine n’a pas de sens, pour cause de l’insécurité, malgré l’état de siège depuis le 03 mai 2021[3].
Tout au long des travaux de la conférence de Goma ayant abouti aux accords de paix à travers le « Programme Amani », les leaders politiques, coutumiers et religieux ainsi que celui du monde associatif ont focalisé l’attention sur les conflits de l’Est de la République Démocratiques du Congo. En effet, des controverses territoriales liées aux titres fonciers, au développement rural dans la pratique de l’élevage et l’agriculture. Certaines communautés pour l’intégrité territoriale, se sont repliées sur la création des groupes armes.
Sous différentes rebellions, certaines ethnies, à la tête de la province du Nord-Kivu, au fil des années, ont créé des conflits, entre ces derniers, surtout depuis l’émergence du phénomène de la « géopolitique » pendant les rébellions du RCD et CNDP.
III.1.3 Insécurité aux multiples rebondissements
La guerre du CNDP éclata à Masisi et celle du M23 à Rutshuru, l’administration du Nord-Kivu a été caractérisée par le parallélisme de gouvernance. Toute l’armée et services de sécurité ont été mis en déroute par la rébellion appuyée directement par le Rwanda, sous le commandement des dissidents généraux (Laurant Nkunda, Bosco Ntaganda, Makenga et les autres). Consécutivement à cette guerre et la mobilisation des FARDC, la rébellion du RCD/CNDP/M23 fit démantelée par les FARDC sous le commandement du général MAMADOU à titre posthume.
III.1.4 Insécurité à la logique de la guerre
En 1998 et 2012, nous décrivons trois logiques majeures qui s’affrontent dans la guerre du RCD/CNDP/M23 : la logique de prendre le pouvoir qui consistait à saboter le processus démocratique « étouffer la démocratie»[4], la logique d’exploitation des minerais dans l’affaiblissement des autochtonies dans laquelle l’hégémonie Tutsi sert de levier et en fin la logique de l’infiltration dans les services sécuritaire de la RDC.
Dans ce dernier cas, il s’agit de considérer par exemple les territoires de Masisi et Rutshuru ou les Hutu ont été assimilés aux FDLR d’un côté, et les Nande, « Hunde-Nyanga-Tembo de l’autre »[5] aux Maï-Maï. C’est celle-ci qui sous tendait toutes les alliances que les Tutsis tissées dans les communautés du Nord-Kivu et, dans tous les courants politiques à Kinshasa et au-delà des frontières nationales dans la quête d’une double victoire militaire et politique des Tutsis vivant au Kivu.
Le prétest génocide de 1994 comme conséquence, les connexions et opérations soutenues par des organisations internationales en font part dans la complicité contre la souveraineté de l’Etat. Chaque acteur Tutsi dans le monde, s’identifie à travers l’une ou l’autre de ces logiques haut cité.
III.1.5 Insécurité et la logique de survie politique
Quand nous parlons ici de pouvoirs, nous sous entendons le comportement de ceux qui gouvernent au niveau central (Kinshasa), provincial (villes de Goma, de Beni et Butembo) et à l’intérieur de 6 territoires (Lubero, Beni, Rutshuru, Nyiragongo, Masisi et Walikale) dont les entités coutumières constitutives. Certains jeunes, groupes armés et hommes politiques sous l’ombre sont de mèche avec les terroristes du M23/RDF.
La crise des réfugiés Hutu, est un piège pour la RDC (juillet 1994-octobre 1996) car tous sont actuellement chez eux au Rwanda. Adire vrais la question FDLR n’existerait plus en RDC car rapatriés ou assassinés chez eux au Rwanda ou en étranger par le FPR.
Les réfugiés se sont installés au Nord-Kivu et leur administration était déjà sous le contrôle des alliés du FPR depuis 1994. Les camps de réfugiés furent installés et bombardés (à Mugunga à mi-chemin entre Goma et Sake, porte d’entrée vers Masisi), à Kibumba, au Sud en chefferie Bwisha (Rutshuru), Bakumu (Nyiragongo) et à Kamuronza (Masisi)[6]. Ces chefferies sont occupées essentiellement par des Hutus allochtones.
La création d’une confusion parmi eux était une stratégie à court, moyen et long terme, du moins dans le calcul politicien. Dorénavant, la qualité « d’autochtone du Bwisha » perdait de sa pertinence et devenait aussi une source de controverse comme toute autre qualité.
III.1.6 Insécurité à la logique d’exclusion politique
L’ethnisme est moins poussé au Nord-Kivu contrairement ailleurs dans le pays. Même si, tout calcul politique se fait en terme ethnique, il y a mixion communautaire dans différents services dont les Tutsis font partie intégrante. Nous suivons de près les événements et les discours politiques locaux depuis plus de 40 ans, mais nous n’avons jamais vu un projet de société intégratif et progressiste dans ce domaine.
A la veille de chaque élection, la question ethnique revient sur la surface présentée au cours des campagnes électorales par les différents candidats. On se rappelle du recensement de 1989[7] et les élections de 2018 et 2023 qui ont émaillé aux agitations. Masisi et Rutshuru en attente des élections législatives, les sièges sont profités aux anciens élus nationaux de ces entités administratives.
III.1.7 Insécurité à la logique du phénomène 40 voleurs
Ce phénomène est un autre aspect de l’insécurité que fait face la ville de Goma. Il n’existe que dans la périphérie de la ville, beaucoup plus dans la Commune de Karisimbi. En effet, les voleurs à mains-armées viennent à grand nombre pour le pillage dans une dizaine des parcelles et emportent presque tout. Ce phénomène est récent à Goma. Avant, la population avait des lamentations à cause des policiers qui avaient l’habitude de lui ravir nuitamment ses téléphones. Actuellement, Sont les Wazalendu et certaines forces incontrôlées déguisées soit en policiers ou FARDC. La situation devient plus grave qu’avant, car ces voleurs utilisent même des camions dans le but de transporter tous les biens volés.
Il faudrait préciser que parmi ces voleurs il y en a qui portent les armes à feu, alors que celles-ci sont uniquement accordées aux hommes en uniforme (militaires, policiers et vrais Wazalendo). Ainsi, les habitants supposent que ceux-ci ferraient partie de ces voleurs à main-armées. Plusieurs avenues de la ville sont la cible des visites du jour et nocturne de ces bandes de voleurs armés dans la ville de Goma »[8].
En dépit de l’Etat de siège et de l’éruption du volcan Nyiragongo, pendant que la population avait déjà pris fuite suite au message du gouverneur militaire lui enjoignant de quitter la ville, les auteurs de l’insécurité en ont profité. Comme dans les circonstances d’une telle catastrophe naturelle, nul ne peut fuir muni de tous ses biens, les maisons des pauvres citoyens ont été cambriolées par des hommes en armes non autrement identifiés.
Selon Yvonne KAPINGA, « la criminalité urbaine reprend à Goma des bandits regroupés à plus ou moins 40 personnes ».[9]
La société civile n’étant restée de marbre, a fait une déclaration dans le sens de condamner ces actes ignobles qui appauvrissent les citoyens, Lamda de Goma.
Dans son discours, Vicar BAHATI HANGI, Vice-président de la société civile de Goma dit que « la population de Goma ne devait plus être victime des vols et pillages nocturnes pendant l’Etat de siège ayant pour but de mettre fin à l’insécurité. Nous encourageons les autorités militaires à éradiquer le phénomène 40 voleurs et d’autres groupes de malfrats qui veulent défier la classe dirigeante.
Il faut savoir que cette population vit sous le stress causé par la guerre du M23 et ne doit plus être victime de l’insécurité à outrance comme celle de ces jours.
Il est donc urgent de garantir la sécurité dans les 18 quartiers, cellules et avenues en y renforçant les dispositifs et effectifs de la police et Polices Militaires, qui doivent être pris en charge pour éviter les tracasseries et les violations des droits humains ».[10]
Cette insécurité grandissante intervient alors que la ville ainsi que la province du Nord-Kivu et de l’Ituri sont sous le régime d’Etat de siège depuis le 3 mai 2021; Les autorités militaires ont remplacé les autorités civiles ».[11]
III.2 AUTEURS ET CAUSES DE L’INSECURITE
III.2.1 Auteurs de l’insécurité
Dans ce sens, nous parlons des ceux-là qui sont pointés du doigt par la population directement victime des actes de vandalisme.
Tableau n°01 Auteurs d’assassinats et actes de vandalismes à Goma
| Auteurs | ||
| N° | direct | indirect |
| 01 | Groupes armés rebelles | Opportunistes à la quête de la vie |
| 02 | Milices locales et groupes ethniques | trafiquants des drogues et armes |
| 03 | Groupes criminels et bandes armées | chômeurs en connivence avec les rebelles |
| 04 | Les enfants de la rue | Marginalisés exclus au pouvoir |
| 05 | Maisons de tolérance | politiciens manipulateurs |
| 06 | Camps militaire dans la ville | militaires et policiers démobilisés |
| 07 | Wazalendo infiltrés | population |
| 08 | Réseau des criminels | autres incontrôlés |
| 09 | M23 infiltré au sein de la population | les venants à la recherche de la vie |
| 10 | Militaires et policiers incontrôlés | les femmes libres au services des ennemis |
Goma et ses environs est le théâtre de l’activité de plusieurs groupes armés, dont certains sont actifs depuis des décennies. Ces groupes comprennent des factions des bandes criminelles. Les tensions ethniques et les rivalités territoriales entre différents groupes de la région ont formé des milices locales pour se protéger et défendre leurs intérêts, ce qui conduit à des affrontements violents avec d’autres groupes ethniques ou avec les forces de sécurité. Ces milices sont motivées par des griefs historiques, des rivalités économiques ou des revendications territoriales.
Leur présence aggrave les tensions sociales et ethniques dans la région. Outre les groupes armés terroristes rebelles et les milices ethniques, Goma est également confronté à la menace criminels armées qui opèrent jours et nuits. Ces groupes peuvent être impliqués dans les trafic des drogues, vol à main armée, l’extorsion et le racket ; parmi les criminels nous avons ceux-là qui vivent au Rwanda et traversent à Goma nuitamment pour opérer et au petit matin ils retournent chez eux.
Les enfants et/ou jeunes appelés « Maibobo » sont également impliqués, car exploités par des criminels pour commettre des actes répréhensibles. Cependant, il est important de noter que tous ne sont pas des criminels car certains d’entre eux sont victimes de la pauvreté, de l’exploitation et de la négligence.
La corruption au sein des institutions de la population et forces gouvernementales et sécuritaires peuvent affaiblir les efforts de lutte contre l’insécurité à Goma. La corruption peut conduire à des pratiques telles que le détournement de fonds, le favoritisme, l’impunité pour les crimes commis par des fonctionnaires ou non fonctionnaires corrompus, ce qui mine la confiance du public dans les autorités et sa capacité à fournir une protection efficace.
Le trafic d’armes et de drogue peut également exacerber l’insécurité à Goma en fournissant aux groupes armés et aux criminels les moyens de commettre des actes violents. Les armes illicites et les drogues peuvent circuler librement dans la région, facilitant le recrutement de combattants, l’intensification des conflits et l’augmentation de la criminalité.
La pauvreté généralisée et la marginalisation socio-économique de certaines communautés à Goma peuvent créer un terreau fertile pour le recrutement par des groupes armés et alimenter les tensions sociales. Les personnes vivant dans la pauvreté peuvent être plus enclines à se tourner vers des activités criminelles pour subvenir à leurs besoins fondamentaux, ce qui peut contribuer à l’insécurité dans la ville de Goma.
Un déficit de gouvernance, caractérisé par un manque de capacité institutionnelle, de transparence et d’obligation de rendre des comptes, peut également contribuer à l’insécurité à Goma. Les services publics inefficaces, la corruption généralisée et l’absence de l’état de droit peuvent créer un sentiment d’impunité parmi les criminels et affaiblir la capacité de l’État à fournir une sécurité adéquate à ses citoyens.
III.2.2 Causes de recrudecence de l’insécurité
La liste des causes de l’insécurité etant non exhaustive, nous présentons certaines qui sont endogènes et exogène de l’insécurité à Goma. Il s’agit de(du) :
- la résurgence des hostilités par le Rwanda sous la casquette de M23 en 2021 au Nord-Kivu précisément en territoire de Rutshuru : Ceci a motivé le garent de la nation, le Président de la république Felix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO de faire appel à la nation par l’esprit patriotique se référant à l’article 63 de la constitution de la RDC[1] ;
- création des groupes parallèles des WAZALENDO dans la Ville de Goma par l’ennemie qui sème confusion dans leur encadrement ;
- retour à Goma de certains jeunes qui ont été acheminés dans des centres de formation militaires quelques mois après, ils ont été ramenés sur les lignes de front au Nord-Kivu en général et dans les périphéries de la ville de Goma. Ils abandonnent le front et viennent se cacher dans leurs anciennes résidences dans la ville de Goma, constituent de groupes des bandits qui font la terreur au sein de la population ;
- la gestion de l’Etat de Siege : la mise en place de l’état de siège était due à la résistance des Groupes armés nationaux et étrangers en RDC, surtout au Nord-Kivu, province qui avait déjà perdue l’autorité de l’état. La jeunesse se donnait aux actes barbares, assassinats, banditismes, libertinage et sabotage des institutions de la république en commençant par le Gouverneur de province;
- les autorités nommées pour l’état de siège se plongent plus dans les affaires bisness, les taxes et enrichissement illicite en lieu et place des opérations militaires et la restauration de l’autorité de l’état ;
- controverses entre les autorités de l’état de siège et civiles . Alors que la population s’attendait à un changement et réussite dans la gestion de la chose publique ;
- création d’un esprit d’opposition dans la jeunesse de la ville de Goma, depuis les enjeux politiques et, appuyer par certaines organisations non gouvernementale telque la LUCHA, le Filimbi, le Veranda Mutsanga, etc. Ces jeunes qui sont déjà dans la délinquance se méfient des autorités publiques et organisent des manifestations, des soulèvements, des destructions méchantes, affrontement et échanges avec les agents de l’ordre jusqu’à ravir parfois les armes entre les mains de ces derniers, de bruler les véhicules de la police et, cela en pleine villes (Goma, Butembo et Beni) ;
- manque d’un plan sécuritaire et le parallélisme dans le commandement sécuritaire alors que la ville de Goma est sous l’état de siège;
- non contrôle des réseaux sociaux par les autorités car les ennemies » s’en servent pour démoraliser la population et les militaires sur le front.
De ce qui précède, au niveau stratégique on peut déduire toutes ces causes à des controverses dans le commandement ci-après au Nord-Kivu : l’état-major général au niveau national pilote toutes les opérations sur terrain ; la troisième zone de défense également dans les opérations ; la Coordination des opérations ; gouverneur Militaire ; commandant Région ; commandant Secteur et enfin le commandant Axe.
Au niveau stratégique, ces commandements créent des frustrations tactiques puisque les exécutants sur terrain, le commandant région et autres, manifestent un comportement déséquilibré et non complémentaire.
Au niveau tactique, il y a manque des comportements à adopter et les troupes aux fronts en souffrent. Les subalternes en perte de vitesse pour cause hiérarchique. Et donc, plusieurs commandements qui donne l’avantage à l’ennemi.
III.3 DEFIS A RELEVER POUR LA SECURISATION DE GOMA
Il s’observe que, la population y compris les autorités de la ville de Goma, sont toutes traumatisées par l’insécurité grandissante. Les hommes, les femmes et les enfants sont abattus de toute manière et de tout le temps, contrairement à d’autres villes du pays. Dans les audiences publiques, plusieurs assassins sont publiquement présentés et dénoncent leur mode opératoire dont le système Kidnapping sur les quatre coins de la ville de Goma.
La récrudecense de l’insécurité est fortement décrier, la paix demeure jusqu’à ce jour fragile. La majorité des habitants dans les 18 quartiers de la ville de Goma, ne rentrent plus tard à leurs domiciles, craignant les actes de vandalismes dont les rançons d’argent, téléphones, biens de valeurs, d’enrés alimentaires par les hommes en armes non autrement identifier.
Grace à l’implication de la communauté et toutes les autorités à des niveaux différents, il est possible que Goma soit la plus sécurisée et paisible de la RDC et d’Afrique. Pour répondre à ce besoin, des jeunes réunis au sein des différentes associations telle que VITATEC, pensent que le projet MACHOWAZI peut être une solution qui, fait intervenir la communauté locale à la nouvelle technologie afin d’appuyer la police nationale à lutter contre la criminalité dans la ville de Goma.
- le chômage etant parmi les causes de l’insécurité, la création d’emplois aiderait les jeunes à contribuer tant soit peu à la sécurité et éradiquer la criminalité. Ainsi, la fabrication par exemple de :
- bouton panique physique et en ligne : ces boutons sont en mesure de fournir aux différentes bases de polices toutes les informations sécuritaires et cela dans une fraction de la seconde ;
- système de vidéo surveillance: la vidéo de surveillance pour aider non seulement à surveiller le mouvement de la population, les activités de patrouille mais aussi faciliter les enquêtes en cas d’incidents. Ce système de vidéo surveillance peut renforcer les détecteurs d’incendie à longue portée ;
- plateforme numérique pour dénoncer d’une manière anonyme les criminalités: la sécurité est une affaire de toutes les couches sociales.
- établir des responsabilités et punir les coupables de la trahison car cette attitude peut les permettre à précipiter nos combattants Wazalendo dans les bras de l’ennemi ;
- proposer un membre MUZALENDO dans le bureau de la Coordination National ;
- organiser des recyclages de formations Militaires ou paramilitaire aux Wazalendo dans des sites bien choisis afin de changer leur mentalité ;
- choisir un site de cantonnement après identification de tous les Wazalendo dans la ville de Goma;
- choisir une couleur de passa permettant l’identification des tous militaires et policier dans la ville de Goma.
CONCLUSION
Au terme de cette recherche qui porte sur « Récrudecense sécuritaire au Nord-Kivu. Un diagnostic a été fait sur la ville de Goma, confrontée à une série de défis complexes en matière de sécurité. Pourquoi, le recours à ce modèle de sabotage de l’autorité de l’Etat ? En d’autres termes, nous voulons savoir les acteurs, les causes, enjeu et défis et/ou stratégies pour éradiquer l’insécurité dans la ville de Goma au Nord-Kivu.
Ainsi, nous voulons savoir les causes profondes et qui sont acteurs directe et indirecte dans le mode opératoire de l’insécurité et quels en sont les pistes pour réduire cette insécurité dans la ville de Goma ?
La réussite d’un travail scientifique est fonction d’une méthode et techniques. Nous avons fait recours à l’approche stratégique à travers un triangle opératoire : Acteur-Stratégie-Resource politique. Les informations qui nous ont servis été réunies à l’aide de l’observation indirecte, d’entretien non structuré avec les membres certains membres de la ville de Goma.
L’analyse des résultats de notre étude a révélé que la résurgence des hostilités des guerres imposées par le Rwanda, l’existence parallèle de groupes des Wazalendu, les controverses dans la gestion de l’état de siège, le manque d’un plan et matériels moderne telque les sirènes de sécurité, le non contrôle des réseaux sociaux sont les causes de l’insécurité à Goma. A part cela, les querelles liées au foncier et à la politiques, les dettes impayées, le manque du patriotisme, les faiblesses dans les renseignements sont à la base des enlèvements et terrorismes à Goma. Il nous a paru nécessaire de formuler quelques recommandations qui, une fois observé avec intérêt, favoriserait la sécuritaires, pendant et après l’état de siège à Goma:
- Aux Gouvernants militaires :
- laisser le commandement à une seule direction d’une manière orthodoxe selon l’esprit de l’ordonnance instaurant l’état de siège ;
- procéder au relèvement des officiers qui ont passé beaucoup de temps au front et les amener à l’école de l’idéologie pour une prise en charge psychologique, car il y’a ceux-là qui ont fait plus de 3 ans à Goma ;
- instruire les services de sécurité à l’esprit du patriotisme à s’occuper effectivement des travaux de terrain que des bureaux pour s’imprégner des problèmes sécuritaires de la ville de Goma.
- Aux communautés ethniques vivant à Goma :
- d’éviter à encourager les groupes armés dans la revendiquer la représentation dans les institutions démocratiquement établies en provinciales ;
- sensibiliser les jeunes au patriotisme ;
Nous pensons qu’ils sont nombreux de ces chercheurs qui peuvent aborder d’autres aspects telque les causes profondes de l’agression de l’Est de la RDC ? A quand la paix entre au Nord-Kivu ? etc.
6. REFERENCE BIBLIOGRAPHOIQUE
- BUCYALIMWE, M., (1996), Les enjeux de la guerre de Masisi, dialogue, n°192, août-septembre.
- Création de la province du Nord-Kivu, n°12, 23 mars 1962.
- Dépêche régionale, n°001 du 24 septembre 1999.
- NGONDO, P.I. (1992), Chiffre de population et enjeux politiques sous la deuxième république, les élections législatives de 1987, Zaïre-Afrique, n°264, avril.
- KAPINGA YVONNE, Etat de siège à Goma : après l’éruption volcanique, la criminalité urbaine refait surface, https://www.actualité.cd le 07/12/2022.
- Zaïre-Afrique, n°255, mai 1991.
- https://www.lesvolcansnews.net le 01 décembre 2023.
- https://www.actualité.cd le 17/04/2024.
- www : h//.fr.m.wikipedia.org/wiki.acteurstratégique, le 14/01/2024.
[1] Tout Congolais a le droit et le devoir sacré de défendre le pays et son intégrité territoriale face à une menace ou à une agression extérieure. Un service militaire obligatoire peut être instauré dans les conditions fixées par la loi
[1] Dépêche régionale, n°001 du 24 septembre 1999, p.4 et découpage du Kivu, JUA du 26 août au 3 septembre 1987, pp.2 et 15.
[2] Création de la province du Nord-Kivu, Dignité Nouvelle, n°12, 23 mars 1962, p.3; n°9, 25 avril 1962, pp.1 et 6.
[3] Ordonnance n°21/015 du 3 mai 2021 portant mesure d’application de l’état de siège sur une partie du territoire de la RDC.
[4] Zaïre-Afrique, n°255, mai 1991, pp.213-218.
[5] BUCYALIMWE, M., Les enjeux de la guerre de Masisi », Dialogue, n°192, août-septembre 1996, pp.91-93.
[6] Il y avait un refus catégorique de les installer plus de loin de la frontière, à plus de 150 km comme le stipule la convention du HCR. Et jusqu’à la destruction de ces camps, aucun effort n’a été déployé dans ce sens par le gouvernement zaïrois et le HCR ne semble pas avoir fait une pression dans ce sens.
[7] NGONDO, P.I., Chiffre de population et enjeux politiques sous la deuxième République: les élections législatives de 1987, Zaïre-Afrique, n°264, avril 1992, p.227.
[8] https://www.lesvolcansnews.net le 01 décembre 2022.
[9] Kapinga Yvonne, Etat de siège à Goma : après l’éruption volcanique, la criminalité urbaine refait surface, https://www.actualité.cd le 07/12/2022.
[10] KAPINGA YVONNE, Etat de siège/Goma : après l’éruption volcanique, la criminalité urbaine refait surface, https://www.actualité.cd le 17/04/2024.
[11] Idm, https://www.actualité.cd le 17/04/2024.
[1] www : h//.fr.m.wikipedia.org/wiki.acteurstratégique, le 14/01/2022.
[2] JEAN-MARIE KETELE (DE) et al. cité par AHADI SENGE MILEMBA P. Idem., 2015 P.31, Inédite.

De ma part, si je peux laisser un commentaire. Je pense que, pour qu’il aille une sécurité optimale, au Nord-Kivu ; trois enjeux majeurs sont à muser. Il s’agit de :
1. La maîtrise de l’équilibre microéconomique. L’aspect économique conditionne toute vie dans un milieu.
1. L’amour du pays, qui inclut l’esprit du patriotisme.
2. Et l’instauration de l’autorité de l’État. Et non les tâtonnements.
J’ai lu, parmi les hypothèses, quelques idées allant dans ce sens. Je cite : <>.
Sinon, félicitation pour cette réflexion sur notre province. Je pense c’est ça l’esprit du système LMD. Nous devons réfléchir sur nos problèmes dans le but de trouver des solutions.